• Trop de décès en psychiatrie

    Selon l'association de patients en soins de santé mentale Sarah, les chiffres présentés par le ministre de la Santé publique Rudy Demotte concernant les personnes décédées en psychiatrie sous-estiment la réalité.

    Le ministre Rudy Demotte s'est basé sur les enregistrements officiels pour avancer le chiffre d'environ 150 décès non-naturels en 2003 dans les hôpitaux et les services psychiatriques.

    Mais selon le mouvement Sarah, le nombre de décès prématurés par an en psychiatrie s'élèverait à environ 2.000 rien que pour la partie nord du pays.

    L'association se base notamment sur un ouvrage paru en 2003 sur les abus de la psychiatrie en Flandre intitulé "Witboek, 25 jaar misbruiken en wantoestanden in de psychiatrie in Vlaanderen" (Livre blanc, 25 ans d'abus et de situations intolérables dans la psychiatrie en Flandre).

    Cet ouvrage a été réalisé sur base d'une centaine de témoignages.

    Selon le mouvement Sarah, les décès par suicides, accidents, drames familiaux et intoxications à la suite d'un traitement psychiatrique et par médicaments en dehors des hôpitaux ne sont pas pris en compte dans les chiffres avancés par le ministre, alors que la plupart des décès non naturels ne se produisent pas lors du séjour à l'hôpital.

    Pour l'association, le nombre de décès non-naturels en psychiatrie serait donc nettement plus élevé que celui avancé par le ministre de la Santé publique.


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